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Le Pensionnat Sainte Marie
Il y 142 ans Le Likès devenait le « Pensionnat
Sainte Marie ».
Voilà près d’un siècle et demi que
Le Likès fête celle qui est devenue sa Sainte Protectrice,
Marie, l’Immaculée Conception. Dans l’historique
de 1938, on revit l’arrivée, en 1864, des « likès »
sur le terrain actuel, en haut de la place de la Tourbie, autrefois
Champ de Foire. C’est à partir de ce moment-là
que notre école prendra le nom de « Pensionnat
Sainte Marie »
Jean Yves Pondaven

Fig 1 : Le bâtiment qui allait donner
naissance au Likès, sur un tableau peint par Olivier Perrin
vers 1821-25 (musée des Beaux-Arts de Quimper)
Extraits de l’Historique du Likès (1938)
Les Frères quittent le Collège
Au 18 Avril 1864, le champ de foire et les rues avoisinantes présentaient
une animation extraordinaire. Ce n'étaient que lourds tombereaux
et larges voitures pleinement chargés de ces innombrables
meubles qui constituent un aménagement scolaire. Le 22, tout
le mobilier était transporté et, en ce même
jour, on procédait à la bénédiction
de la nouvelle maison, définitivement habitée depuis
lors.
La justice et la reconnaissance imposaient aux Frères le
devoir de remercier la Municipalité de Quimper pour la générosité
et la bienveillance qu'elle lui avait témoignées en
leur concédant depuis 1838 l'usage gratuit des bâtiments
du collège communal.
Le F. Directeur adressa, le 6 mai, la lettre suivante à
M. Porquier
Monsieur le Maire,
je vous supplie, ainsi que tous les membres du Conseil Municipal,
de bien vouloir agréer la vive et profonde gratitude dont
moi-même et mes confrères sommes pénétrés
au souvenir de toutes les bontés dont notre Etablissement
a été l'objet pendant près de 18 ans, sous
une aussi paternelle Administration.
D'autre part, le Supérieur Général et
tous les membres de son Conseil, se rappelleront toujours avec bonheur
et reconnaissance la haute protection que vous, Monsieur le Maire,
et tout le Conseil Municipal, avez daigné nous accorder si
libéralement.
Jamais le souvenir de tant de bienfaits ne périra dans
nos cœurs ni dans ceux de nos successeurs.
C'est dans ces sentiments ... etc...
Frère Dagobert, Visiteur.

Fig 2 : Le Pensionnat Sainte Marie
Le « Pensionnait Saint Mairie »
Jusqu'aux nouvelles constructions, l'école spéciale
avait gardé son nom officiel, popularisé sous le titre
d'Ecole des Likès.
Il fut décidé que désormais l'Etablissement
prendrait le nom de Pensionnat Sainte-Marie. Pour rappeler ce titre
et attirer sur tous les bénédictions de la Très
Sainte Vierge, une statue dans une niche très simple, orne
le milieu de la façade principale avec cette inscription
qui est une recommandation et une garantie: Posuerunt me
custodem.
La céleste Protectrice n'a pas déçu cette
confiance. Elle a très largement béni ce premier siècle
d'existence de l'œuvre, et elle continuera d'étendre
sa sollicitude dans tous les temps, sur une école qui lui
reste toute consacrée. C'est pourquoi chaque année,
au mois de mai, les élèves resserrés au pied
de la Madone, comme les membres d'une grande famille, animés
d'une ferme confiance, prient Marie de se souvenir et d'exaucer
les prières de tous ses enfants du Likès
1864-1870
L'année du transfert commençait cependant de façon
inquiétante. On terminait avec 472 élèves dont
280 « likès », en juillet 1864. On
rouvrit avec 419 élèves seulement, dont 230 chambriers,
soit une diminution de 50 élèves. Le paysan, assez
opposé à toute amélioration, craignit sans
doute, que des locaux spéciaux et élégants
- pour l'époque - ne fussent pas conforme à la situation
sociale des enfants de la campagne. La réaction fut heureusement
des plus rapides, car l'année suivante totalisait 503 élèves,
dont 318 chambriers et, en 1867-1868, on comptait 59 pensionnaires,
342 chambriers et 192 externes, soit un total de 593. C'est le chiffre
maximum de cette première période de l'histoire du
Pensionnat Sainte-Marie. Ces élèves étaient
répartis en dix classes, dont quelques unes très chargées.
36 Frères s'occupaient de l'administration, de l'enseignement,
et du service matériel de l'école.
Années heureuses et calmes, de prospérité
croissante, années sans histoire.
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