Rencontre avec Bruno Doucey

Invité par la médiathèque des Ursulines, dans le cadre de « l’Odyssée des mots » et en résidence à Quimper une semaine par mois pour participer à de nombreuses actions culturelles, Bruno Doucey a rencontré les élèves de 302 , pour un échange d’une heure sur son métier d’écrivain, sa passion pour les mots et la poésie.

« Je ne peux pas imaginer ma vie sans l’écriture » : ces derniers propos adressés par Bruno Doucey aux collégiens de Saint-Yves, ne les ont nullement surpris car ce poète écrivain, éditeur et amoureux des mots, leur a dévoilé, durant une heure d’échange en toute simplicité, comment l’écriture a été pour lui « le fil sur lequel il a commencé à marcher » ; l’occasion pour les élèves de comprendre la conception d’un artiste pour qui « la vie de chacun est une poussière de temps, qui génère la sensation d’une existence trop courte où l’homme ne pourra pas tout vivre ; mais l’écriture est une ouverture à tous les possibles ».

« Voulez-vous que je vous raconte mon début de journée ? » : a demandé Mr Doucey, à des élèves à peine sortis de leur lit à 9 heures du matin et que la marche sous la pluie pour se rendre aux Ursulines, avait un peu réveillés. « Et bien, je me suis réveillé avec des mots dans la tête ; des mots qui formaient comme une chanson ; des mots qui ne m’appartenaient pas, mais qui étaient ceux de Max Jacob , poète Quimpérois sur lequel j’écris un livre. Dans mon ouvrage, je me glisse dans sa peau, et parle à travers lui. Mais ce matin, il est venu hanter mes rêves. J’avais les trois premiers vers d’une chanson…alors, je me suis levé, et j’ai écrit deux heures avant de venir. On ne choisit pas quand les mots viennent, on les prend. » Et oui, a-t-il conclu devant des élèves fort étonnés, l’écriture peut empêcher de dormir !

Répondant à la question d’Anouk, l’auteur de la biographie de Théodore Monod a expliqué que son désir d’écrire a évolué à travers le temps : les thèmes qu’ils privilégiaient autrefois -l’amour, la nature- ne sont pas ceux qu’il met en avant aujourd’hui, plus préoccupé par la guerre ou encore le destin des poètes.

Jolie rencontre, qui a permis à ces jeunes collégiens de comprendre que l’écriture peut être « une manière d’être avec le monde, avec les autres, tout simplement une ligne que l’on suit ».

Isabelle LOUERAT

Enseignante

Publié le : lundi 27 janvier 2014

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