PORTRAIT : Francis Billon, fusillé par les allemands dans le Vercos.

Les publications du Likès parues avant guerre nous permettent de retrouver l’élève Francis Billon dans sa vie de likésien.

Dans le Palmarès édité à l’occasion de la distribution des prix du 12 juillet 1932, il figure dans la liste des prix d’honneur de la 1ère classe primaire.

Il obtient
- le 1er prix d’instruction religieuse,
- le 2ème prix de solfège et de chant,
- le 3ème prix d’Histoire de France,
- le 3ème prix de sciences physiques et naturelles.

Cette même année, il décroche le certificat d’études primaires (officiel).

Il s’oriente ensuite vers la section industrielle où ses résultats sont toujours aussi brillants.

En juillet 1935, il décroche 7 premiers prix !

Ses aptitudes et son travail lui permettent de décrocher le Certificat supérieur Industriel en 1935

et le Brevet Élémentaire Industriel en 1936.

Cette même année il est admis en 3ème année de l’école d’apprentissage des chemins de fer de l’État, à Rennes.

Dans les palmarès 1934-35 et 1935-36 on le découvre engagé dans les mouvements de jeunesse.

Il est membre de la Congrégation de la Très Sainte Vierge

et de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul qui collecte des fonds pour aider quelques familles pauvres de Quimper.

Pendant sa scolarité, il est membre de la chorale. Le palmarès 1931-32 le classe dans les soprani.

Il fait encore partie de l’équipe première de football de l’Étoile Sainte-Marie du Likès.

Après avoir quitté l’école, il gardera des contacts avec ses anciens collègues, comme le montre ce document extrait du bulletin de l’amicale de septembre 1938.

Après la guerre, dans « LE LIKÈS » n° 35 du 15/11/49, on peut lire :

Ultime retour : Francis Billon.

« Le lundi 31 Octobre, à 11 heures, arrivaient, à Plomodiern, les dépouilles mortelles de cinq morts pour la France, parmi lesquelles celle d’un Ancien du Likès, le lieutenant parachutiste F.F.L. Francis Billon, mort au champ d’honneur, le 28 Juillet 1944, à Rousset (Drôme).

Au Likès, qu’il quitta en 1938 [1], Francis se distingua dans toutes les classes par sa piété, son ardeur au travail et une vive intelligence. Il se maintint toujours en tête de sa classe. Sa loyauté, son bon esprit, ses manières courtoises lui gagnaient d’emblée la sympathie des maîtres et des élèves.

Du Likès, il entra, muni de son Brevet Elémentaire et pourvu de fortes connaissances techniques, à la S.N.C.F., à Quimper, où ses qualités professionnelles et morales lui valurent l’estime et la confiance de ses chefs.

En Octobre 1942, ayant été désigné pour le travail obligatoire en Allemagne, il n’hésite pas à suivre le devoir que lui dicte sa conscience. Il part, mais pour une toute autre direction que celle qu’on lui assigne.

Un mois plus tard, il arrive en Corse, exerce le métier de bûcheron et se joint aux patriotes de l’île. A l’arrivée du bataillon de choc, il s’engage dans cette formation et fait la campagne de Corse. S’étant fracturé un bras lors d’un entraînement, il est dirigé sur l’Algérie pour se faire soigner.

Les autorités d’Alger, sachant qu’il était mécanicien à la S.N.C.F., veulent le faire retourner aux Chemins de Fer, mais il préfère se battre et il prend du service au bataillon de parachutistes qui se constitue en Afrique du Nord.

Son instruction achevée, on l’envoie en mission en France. Il est parachuté au Vercors au moment où les divisions allemandes encerclent le massif.

Pendant l’opération, Il se fracture un bras et une jambe. Pris par les Allemands, il fut massacré. »

JPEG - 219.7 koPlaque commémorative présente à la gare de Quimper, côté quai.

Précisions

L’Histoire du maquis du Vercors a donné lieu à de nombreuses publications. Sur Internet, le site museedelaresistanceenligne.org nous permet de mieux connaître la fin tragique de Francis Billon.
Il raconte l’épisode du massacre de la grotte de la Luire où s’était abrité l’Hôpital du Vercors.

Le 27 juillet, le refuge est découvert par les allemands. Francis Billon s’y trouve. Parachuté d’Alger dans le cadre de l’opération « Paquebot » destinée à venir en aide au maquis, il s’était blessé lors de l’atterrissage à Vassieux, le 7 juillet.

« Le lendemain, au pont des Oules, en amont de Rousset, sept autres grands blessés sont achevés : Albert Baigneux, Francis Billon, René Bourgund (17 ans), Fernand Delvalle, Édouard Hervé, Vittorio Marinucci, Georges Robert. Billon, lieutenant français, est exécuté malgré son uniforme de l’armée régulière. »

Notes

[1le bulletin des anciens de décembre 1936 signale son succès au concours de la SNCF. Il a donc probablement quitté Le Likès en juillet 1936.

Publié le : samedi 15 décembre 2012

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