MPS : une intervention qui laisse des traces

L’adjudant Dolou nous dévoile les secrets de la police scientifique.

Conférence de Monsieur Dolou

Dans le cadre de l’enseignement MPS, nous avons eu la visite de Monsieur Dolou adjudant chargé des affaires criminelles à la gendarmerie de Quimper.

Dans un premier temps il nous a expliqué ses démarches d’investigation.

Les affaires criminelles concernent les meurtres (7 sur la région l’an passé), les vols et cambriolages qui sont dit-il les plus difficiles à élucider.

Lors des investigations, les gendarmes comme les policiers, (si les affaires concernent le centre ville), prennent un maximum de photos et repèrent le maximum d’indices, empreintes digitales, traces de sang, présence de cheveux, de poils…. qui peuvent faire l’objet de recherches ADN en labo.
Il a insisté sur le fait que dans les téléfilms, nous étions assez loin de la réalité, à commencer par la tenue vestimentaire, les gendarmes sont recouverts des pieds à la tête d’une combinaison, portent un masque et des lunettes pour ne laisser aucune de leurs traces.

Pour les empreintes digitales, les gendarmes utilisent des poudres adaptées (poudre noire de carbone, talc, …). Sur certaines surfaces, les empreintes digitales ne sont pas visibles à l’œil nu, il faut les éclairer avec une lumière spéciale et mettre des lunettes adaptées : la trace apparait alors. En France, la loi exige 12 points communs entre 2 empreintes relevées pour authentifier l’empreinte d’un suspect.

Pour les prélèvements ADN, on utilise des écouvillons placés ensuite dans des enveloppes pour une meilleure conservation.
Si c’est une recherche ADN à partir d’un cheveu il faut que le cheveu comporte encore sa racine sinon, sans la racine le cheveu ne contient que l’ADN mitochondrial. Et celui-ci se transmet par la mère par conséquent, il est commun à plusieurs membres d’une même famille.

Dans un deuxième temps, il nous a expliqué à partir d’une mise en scène, comment on pouvait déterminer les angles de tir. A partir d’une photo, il nous a expliqué comment on pouvait savoir si un tir était fait à bout portant ou non…

Commentaires d’élèves :
« La conférence était très intéressante et claire ! »
« J’ai beaucoup apprécié la seconde partie parce que le gendarme nous a fait participer : il nous a fait observer de près les empreintes avec les lampes et lunettes spéciales »
« j’ai trouvé intéressant qu’il prenne en direct les empreintes de quelques élèves »

Béatrice Pichon et l’équipe de MPS

Publié le : mercredi 13 avril 2011

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