HISTOIRE : Le 22 Novembre... c’était la Fête de la Musique.

Quand, en 1900, l’association des anciens élèves décide de rendre sa publication trimestrielle, grâce à la publicité voir l’article sur la « réclame », elle accorde une bonne place à la « chronique du pensionnat Sainte-Marie ». Dans ces éphémérides, la date du 22 Novembre apparaît pour rappeler l’Hommage, rendu par l’École, à Sainte Cécile.

Dans le Bulletin des Anciens de Janvier 1901, on peut lire :
« Novembre, le mois triste entre tous. La nature pleure ses derniers ornements, dont il lui faut se dépouiller ; et l’homme, que saisit le deuil solennel de la création, pleure les êtres chers qu’il a perdus.
L’Église, d’ailleurs, toujours si poétique dans le cycle sacré de sa liturgie, nous rappelle que Novembre appartient aux trépassés.
Cependant, comme dirait Boileau, il n’est pas juste que, pour honorer les morts, on fasse mourir les vivants. Voilà pourquoi à Sainte-Marie l’on a pensé qu’une petite fête ne serait pas de trop le 22 Novembre.
 »

Cette Fête de la Musique était, parmi les nombreuses fêtes qui agrémentaient la vie du likésien voir le dernier Likès-Magazine, une des premières réjouissances de l’année et donc des plus attendues.

Déjà au 19ème siècle.

Dans le « règlement particulier de l’École primaire Spéciale de la ville de Quimper, qui doit être affectée aux enfants des cultivateurs des communes rurales de l’arrondissement », il est écrit, à l’article 29, que les élèves recevront l’instruction primaire supérieure qui comprend entre autres « le chant et particulièrement le plain-chant ». (extrait du Procès-verbal de la Séance du 28 novembre 1837 du Conseil Royal de l’Instruction Publique.)

Quel meilleur moyen pour évaluer et faire progresser les élèves que les habituer à se produire en public ? Les fêtes scolaires sont une excellente occasion d’autant que le jeune public est un public exigeant !

JPEG - 69.4 koIllustration d’un programme de fêtes au XIXème siècle

Nous ne savons pas quand a eu lieu la première fête de la Sainte Cécile au Likès. Ce que nous savons, c’est que les anciens vénéraient déjà la sainte martyre, au 19ème siècle.

On peut lire, dans le Bulletin des Anciens Élèves de Janvier 1901, le récit du voyage qu’une délégation de l’Amicale avait fait à Rome pour assister, le 24 mai 1900, à la cérémonie de canonisation, par le Pape Léon XIII, de Saint Jean-Baptiste de la Salle.

Le 27 mai, avant de prendre le chemin du retour, nos anciens faisaient un peu de tourisme. Leur journal de voyage raconte : « Nous visitons le curieux quartier du Trastevere, le Janicule, les thermes de Caracalla et les Catacombes de Saint Calixte. Nous nous sommes longuement arrêtés devant le tombeau de Sainte-Cécile, où les adorateurs de la jeune martyre, patronne de la musique, viennent toujours effeuiller des roses en priant pour l’art chrétien. »

De la musique religieuse pour débuter.

Un chroniqueur de la revue du Likès disait qu’au pensionnat, les fêtes commençaient toujours à la likésienne, c’est-à-dire par une messe. Mais, dans le cas présent, qui est de célébrer une sainte, quoi de plus naturel ! La Sainte Cécile faisait donc la part belle à la chorale et à l’orgue. Mais la musique instrumentale de la célèbre Harmonie qui donnait des concerts dans la cour était aussi sollicitée avec un patrimoine plus profane.

JPEG - 110.1 koLa Schola grégorienne en 1939

En soirée, les élèves se retrouvaient à la salle des fêtes pour un spectacle de variétés. C’était l’occasion pour les élèves et les professeurs musiciens d’exprimer leurs talents.

JPEG - 79 koLes violonistes de M. Julien en 1935

Une constante, des origines aux années 1960, la musique bretonne a toujours eu sa place : Pour reprendre, tiré de Lez-Breiz, « Ra vezo kanet pell tro-war-dro, da lakat laouen holl dud ar vro ! », les anciens likésiens avaient bien entendu : « Qu’il soit chanté au loin à la ronde, pour réjouir tous ceux du pays ! »

JPEG - 79 koLa chanson de Lez-Breiz illustrée, pour un fête.

60 ans de comptes-rendus.

En consultant les différentes publications du Likès : Bulletins des anciens, Palmarès, Revues, on retrouve des échos de la Sainte Cécile de 1901 à 1961. Voici les comptes-rendus des fêtes de 1933 à 1961 (il n’y en a pas eu de 1940 à 1944, du fait de l’occupation allemande)

1933

la chorale exécute avec brio les chants bien connus "Jésus quitte son trône" et "Le voici l’Agneau si doux", suivis du "Cantique à la Sainte" (à 4 voix).

A 11 h. 15, l’Harmonie donnait son premier concert. La polka "En soirée" et la mazurka "Douce joie" furent fort goûtées, tout comme le pas redoublé final "Persévérance".

Vers 5 h. 15, à la salle des fêtes, les violonistes rendirent avec brio "La Cinquantaine". Après eux, la Chorale exécuta, à la façon des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, les magnifiques chants à capella : "La Chaumière", de G. Renard ; "Ne pleure pas Jeannette", de Marc de Rance, suivis des airs plus connus, "Voicy la Saint Jean" et "Sur la Rout’ de Quimperlé".

1934

Musique pendant la messe. Comme c’est fête, la Chorale exécute les morceaux suivants : "Jérusalem acclame", de Praetorius ; "Le Christ-Roi", tiré du Psautier anglais ; le "cantique à Sainte Cécile" ; le "Magnificat", de Piel.

Musique avant le déjeuner. Sous la direction de M. Lebrun, remplaçant M. Quéau, indisposé, l’Harmonie donne un concert à 11 h. 30.

Musique le soir… M. Rochenay exécuta, avec une mimique particulièrement expressive, des vieilles chansons de France, "Malbrouk s’en va-t-en guerre", "Trois jeunes tambours", "Cheval de bois"..., pour que la fête de Sainte Cécile se terminât par de la musique.

1935

A la messe , le grand orgue, sous les doigts agiles de M. Joseph Salaün, sous-directeur, dans des accords tour à tour suaves et tumultueux, honore de ses « mille voix » la « Céleste protectrice des chants pieux ».

Dans un unisson parfait, la chorale exécute un nouveau "cantique à Sainte Cécile", oeuvre de Th. Decker, ensuite la "Prière du matin", sur un choral majestueux de Haendel. Pour le coup d’essai d’une maîtrise, profondément modifiée dans ses effectifs, on pourrait affirmer sans exagération que ce fut un coup de maître : volume de voix, diction, netteté, précision dans l’attaque, justesse.

A onze heures, l’Harmonie nous offre un concert apéritif. Ici encore, c’est une heureuse surprise d’ouïr nos jeunes artistes exécuter des pièces de haute envergure, avec un ensemble parfait. On ne saurait dire trop de bien de cette audition. Après "Sancta Coecilia", marche, et "Frileuse", mazurka, la magnifique fantaisie intitulée "Vie champêtre", ravit toute l’assistance. Les sept parties constituent un vrai régal pour les amateurs l’"Aurore", morceau très doux ; l’"Angélus", où les basses imitent parfaitement les gros bourdons de nos clochers ; la "Marche Rustique" ; le "Travail" ; le "Berger et son troupeau", pastorale où se distingua notre premier piston Michel Le Moal, qui, à l’aide d’une sourdine adaptée à son instrument argenté, donna l’illusion du hautbois : chaleureuses félicitations au jeune artiste. Cette belle pièce se termina par "Commérages" et "Danse villageoise", sautillante et légère.

A 4 H 30, derrière la toile du théâtre, on entend des sons de piano et une corde de violon : mi, la, ré, sol. Ça y est ! Deux artistes, que présente en termes exquis M. le Directeur, apparaissent à la lumière des projecteurs. On reconnaît M. Julien, professeur de violon et, au piano, un maître de Nantes, M. Harcoët, premier prix du Conservatoire.

JPEG - 67.5 koM. Julien, professeur de violon au Likès

Nos deux virtuoses, une heure durant, tiendront en haleine un jeune auditoire remuant. M. Julien a d’ailleurs un programme à la portée du peuple d’enfants qu’il tient sous le charme de son bel instrument. M. Harcoët charma l’assistance par une exécution, de mémoire, de pièces remarquables de Chopin.

1936

Le grand orgue résonne vigoureusement sous les doigts agiles de M. le Sous-Directeur, tandis que la Schola s’accompagne des sons harmonieux de l’orgue de chœur. Point de musique polyphonique : le chant liturgique dans toute sa rigueur et sa majesté ! D’ailleurs, c’est de ce chant que, par une délicate attention, M. l’Aumônier va nous entretenir…

Le concert :
Comme ouverture, l’harmonie exécute un morceau de musique, ce qui déchaîne des applaudissements bien mérités. La Chorale, modestement, ose aussi s’exhiber. Que d’amputations elle a subi ! N’est-ce pas téméraire de se produire dans un tel état ? M. Peigné, le soutien des « Basses », chante à Lattaquié, en Syrie. Joseph Bescou, entraîneur des alti, remplace à son comptoir de Poulgoazec, un grand frère parti sous les drapeaux. Ténors et soprani, heureusement, conservent leurs chefs ! et on se hasarde : encouragée par la sympathique ovation de l’auditoire, on exécute : "Un jour sur le Pont de Tréguier", dont l’harmonisation est l’œuvre de M. l’Abbé Mayet. Le succès de la pièce manifesta combien l’âme bretonne est sensible à ces mélodies populaires qui accompagnaient jadis nos belles danses en rond.

1937

Le Palmarès de juillet 1938 est entièrement consacré à l’Historique du Likès et ne présente pas d’éphémérides de 1937-38.

1938

7 h. 30. Messe avec chants. La Chorale reconstituée s’est mise en frais pour célébrer dignement sa céleste protectrice. D’abord un chœur puissant de Goudimel : "Gloire au Seigneur", chanté par tous les élèves, fait vibrer les voûtes de notre chapelle. Puis de leurs voix fraîches et fluettes, les soprani chantent un cantique de Decker à leur sainte patronne.

Mais voici l’élévation : brusquement l’orgue refuse d’obéir, aux doigts de M. Salaün pro-directeur. Toute la ligne électrique de la force « a sauté » ; qu’à cela ne tienne ! Malgré l’heure matinale la chorale se hasarde à chanter à capella le beau motet : "Misericordias Domini in aeternum cantabo", dont les riches harmonies données par l’ensemble des quatre voix fournissent le plus bel effet. Mais réussira-t-on le choeur de J.-S. Bach ? Un professeur dévoué sauve la situation en faisant mouvoir la dure pompe à bras qui actionne les soufflets du grand orgue, et les voix accompagnant l’instrument exécutent le célèbre choeur "Louez le Dieu puissant, vrai Seigneur, vrai Roi du monde", et l’office religieux se termine par les accords du grand choral.

L’Harmonie avait préparé un beau concert, mais en raison du deuil qui frappait la Maison dans la personne de la Révérende Mère Fortunée, elle s’abstint du plaisir de faire entendre ses airs de fête.

En soirée, séance de Gala du meilleur goût. Madame Botrel présidait la fête tandis que M et M. Cueff, avec leur ravissante petite Annick, nous distrayaient par une série de chansons glanées exclusivement dans les œuvres de M. Théodore Botrel.

JPEG - 69.5 koMme et M. CUEFF

Relevons au hasard les pièces à succès.
"Le petit Grégoire", chanté par Annick costumée en Bretonne authentique ; "La ronde des châtaignes" exécutée par les trois artistes ; "Entendez-vous la mer qui chante", par M. Cueff ; "Penduik", par Mme Cueff ; et les danses où nos trois bardes firent montre de leur agilité. Après une pièce "Au bois joli ", de Théodore Botrel, Mme Cueff se présente en beau costume de mariée tandis qu’Annick, revêtue de l’habit d’un petit breton qui lui sied à merveille, nous ravit dans l’exécution bretonne de "ar larig wenn" (la petite poule blanche). Enfin, aux accents du "Bro Goz Ma Zadou", la séance, trop courte au gré de beaucoup, se termine.

Que Mme Botrel soit remerciée d’avoir accepté la présidence de notre soirée et à M. et Mme Cueff, ainsi qu’à leur chère Annick, nos compliments les plus chaleureux pour leur brillant succès.

1945

La Sainte Cécile : messe générale, beaux chants.
Le soir, sur la scène de l’école "Le voyage de M. Perrichon", par la troupe Norville. Les applaudissements frénétiques prouvèrent aux acteurs que les Likésiens, connaisseurs, étaient ravis. Mais une malencontreuse panne volatilisa la Farce annoncée au programme.

1946

A la Messe, montent vers Sainte Cécile les pieux accents d’un cantique, tous les ans chanté avec enthousiasme. Le soir, la chorale, dont c’est aussi la fête, nous offre un de ces concerts dont elle a le secret tandis que MM. Julien et Pondaven, virtuoses, l’un du violon, l’autre du piano, nous gratifient d’un régal artistique de haute valeur.

1947

Jour de joie pour la chorale dont c’est la fête. Elle la manifestera discrètement lorsque le maître de chapelle, sur la cour d’honneur, la rangera par catégories pour la faire entrer, vers 4 h. 30, dans un local où l’on a préparé quelque chose en son honneur. La veille au soir, un « Ciné » avait marqué pour toute l’école, le début de cette fête. "Le Commando frappe à l’aube" nous fit revivre quelques scènes palpitantes.

1948

A la messe, tout le monde chante avec cœur le cantique traditionnel
Sainte Cécile
Entends nos vœux.
Rends-nous plus dociles
Aux voix des cieux.

En fin de matinée, les Likésiens se groupent autour de la cour Sainte-Marie pour entendre le concert donné par l’Harmonie. Voici les morceaux les plus goûtés :
"Défilé des troupes du Levant" (Jean Filleul).
"Allegretto" (Hemmerlé).
"Douce joie" (polka mazurka - Mailly).
"Andante moderato" (Hemmerlé).
"Le clairon de Moudros" (Henri Goître).

Mais le véritable programme musical a été réservé pour 16 h. 15. La séance de la salle des fêtes est ouverte par l’Harmonie ; puis M. Julien, son fils et ses élèves de violon : Jean Louarn (1e T), René Tanguy (4e M), Jean-Pierre Le Pesquer (5e M) Michel Le Sausse (5e TA), Marcel Luda (5e TA), exécutent une cavatine et "le Marché Persan", de Ketelby.

Au piano, Jean et Michel Gruber (3e Cl.) se succèdent pour nous jouer chacun une valse de Beethoven. En suite, Michel Le Gall (4e TA) tire de sa bombarde une retentissante "Marche de Cadoudal".

Et c’est au tour du Fr. Hervé de nous offrir une présentation originale des divers instruments de l’Harmonie en détaillant les particularités de tous et de chacun. La scène est bientôt envahie par la Chorale qui interprète le chant populaire "Sur la route de Montpellier", à 4 voix mixtes ; et l’Harmonie met un point final à cette démonstration des talents likésiens.

1949

Sainte Cécile, sainte chère aux Likésiens dont beaucoup l’invoquent comme patronne de leur groupement : l’Harmonie, le Cercle Folklorique, la Chorale !

Aussi, vers 11 h. 1/2, tout le collège était-il réuni sous le préau pour écouter le traditionnel concert. L’Harmonie nous donna d’abord "La Fille du Régiment" et "La Polka violette". ensuite le Cercle Folklorique composé de deux binious et de quelques bombardes nous joua successivement "Le ton des chevaux de Plouguernevel", "La Marche de Landivisiau" et "La Marche de la Kevren de Rostrenen". Et ce fut sur l’évocation de "Roncevaux" que tout le monde se sépara.

Le soir, nous eûmes la joie d’assister à un excellent concert. En première partie, un orchestre formé des professeurs de piano et de violon, MM. Pondaven et Julien, et leurs amis, sut se faire applaudir en interprétant quelques morceaux, entre autres : "L’Ouverture du Calife de Bagdad"... En seconde partie, l’Harmonie exécuta "La Marche Funèbre", de Chopin, et une chanson moderne, "Maître Pierre", qui recueillit tous les suffrages.

JPEG - 77.7 koFrère Louis (Joseph Evain), maître de chapelle, M. Julien, professeur de violon et Gérard Pondaven, professeur de piano, lors d’un concert.

1950

La céleste patronne des musiciens et des chantres est acclamée pendant la messe. L’Harmonie nous gratifie de concerts appréciés, l’un sur la cour, avant midi, un second sur notre scène, le soir. Le Cercle Celtique n’a pas fait montre de moins d’ardeur pour participer à la fête.

1951

Dans la matinée les beaux chants de la messe et le concert de l’Harmonie sur la cour Sainte-Marie honorent la patronne des musiciens. Mais c’est le soir, à la Salle des fêtes que nous goûtons vraiment le talent des artistes likésiens. Le programme, que nous nous contentons de transcrire, peut en donner une idée :

"Ne pleure pas, Jeannette", à 4 v. mixtes. (Chorale).
"La Saint-Hubert", violon (Primel Garrec, 4e M)
"La Fiesta", orchestre. (Harmonie).
"Variations", piano. (Philippe Menais, 6e C).
"Allegro" de la 6e sonate de Mozart, piano. (Michel Gruber, Maths).
"Valse" de Chopin, en do dièse mineur. (Pierre Kerguéno, Maths).
"Perrine était servante", à 4 voix mixtes. (Chorale).
"La Vallée du Couëlon". (harmonie).
"La Mascotte". (harmonie).

1952

Après le vin d’honneur, les protégés de la sainte Cécile nous offrent le concert traditionnel à la salle des Fêtes. Les musiciens interprètent "Sauver ou périr", "Marche des pompiers de Paris", "Aida", pas redoublé de Verdi, et "Ronde de nuit", une fantaisie ; la chorale, "Le prisonnier de la tour" et la "Marche des Jeunes", deux harmonisations d’Aubanel ; l’orchestre, "Sobre las olas", une valse ; M. Jullien et ses élèves de violon, "les Moutons", de Martini.

1953

Pour fêter, sainte Cécile leur patronne, les enthousiastes débutants de l’Harmonie 1953 ne redoutent point la rampe et arrachent nettement plus d’admiration que d’indulgence... Leurs aînés les ramènent pourtant à moins d’illusion en se faisant applaudir dans l’interprétation impeccable de "Scène d’enfants" de Mendelson et "Tannhäuser", de Wagner...

Et quand la chorale aura fait entendre successivement "Jour de joie" , "Demain" et "O Sari Mares", le C. F. Gaston Mertin mettra le comble à la satisfaction en projetant l’amusant "Retour de Don Camillo" ...

1954

Grande liesse chez nos gens de la musique qui, pour fêter leur sainte Patronne, nous convient à l’audition traditionnelle d’un répertoire toujours nouveau. L’ouverture de la séance revient aux « débutants » de l’Harmonie : ils s’en tirent à merveille. Leurs aînés exécutent avec brio une marche-concert : "Bétheny" tandis que la Chorale nous fait entendre la ravissante "Berceuse Basque".

1955

En la fête de leur sainte Patronne, les nouvelles « formations » musicales affrontent la bienveillante critique de l’auditoire likésien, avant d’emporter ses chaleureux applaudissements.

Avec une assurance consommée, les « vieux » de l’Harmonie exécutent martialement le "Défilé des Sportifs français" tandis que les nouveaux élèves de M. Philippe s’avancent prudemment - mais sûrement - sur le sentier des blanches et des rondes, que l’exercice aura vite fait de transformer en doubles et triples croches... Renforcée d’un bataillon tout frais de Soprani et d’Alti, la Chorale connaît, avec "Le gros Bill" un joli succès.

Et pour rester dans le ton de la fête, l’écran présente aux amateurs de jazz le spectacle d’une "Romance inachevée".

1956

Un égal souci de rénovation semblait animer tous les groupes d’artistes, musiciens et chanteurs, pour leur première prestation de l’année.

L’Harmonie, avec le C. F. François comme responsable, et sous la haute baguette de M. Lescoutras, inaugurait une tenue de concert à l’instar des meilleurs groupes d’orchestre : chemises de satin vert à anches bouffantes et à reflet moirés… Le solo d’accordéon inspiré du célèbre film "Chiens perdus sans collier", fut applaudi et bissé entre l’interprétation, par l’ensemble, de la "Grenouille" et de la très « up to date » "Samba fantastique".

La chorale du C. F. Mazé, pour n’être pas en reste, ajoutait à son répertoire quelques unes des étonnantes chansons du Père Duval et s’alliait à l’Harmonie pour l’exécution en commun du chœur de Madeleine Perissas : "A Lauterbach".

Enfin nous devions à la ferveur celtique du C F. Sous-Directeur, la résurrection si souhaitée du Bagad du Likès dont bombardes et binious sonnèrent une marche et un bal auxquels nos oreilles et nos cœurs bretons sont toujours si heureusement sensibles.

JPEG - 85 koLe bagad du Likès en 1956

1957

Une fois de plus, Chorale, Bagad et Harmonie se mettent en frais pour célébrer dignement leur sainte Patronne. Leurs diverses interprétations, fort applaudies, sont suivies de la projection du film "Bérets rouges" qui retrace l’entraînement et la vie des premiers commandos parachutistes.

1958

Féerie de couleurs, de sons, de paroles : bleu, blanc, vert, français (comme il se doit), anglais, breton... C’était l’hommage de la Chorale et du Bagad à sainte Cécile « dispensatrice de beauté et de pureté ». Vous pensez si je suis bien placé pour recevoir les échos de la salle des fêtes. J’en suis encore ravi.

Pour une première présentation, je vous assure, ça avait fière allure. Je n’ai ni vu, ni entendu les cuivres et tambours de l’Harmonie. Simple accessoire ornemental de l’une des cours du Likès, je n’ai évidemment pas à donner mon avis. Mais, ça ne me déplairait guère de les retrouver prochainement.

JPEG - 55 koCaricature de Gérard Pondaven dans "Le Likès" en 1959

1960

Une paraliturgie avec plusieurs chœurs polyphoniques, un repas solennel dont les échos joyeux emplissaient la cour Sainte-Marie, le premier concert du Bagad likésien sous la direction du Frère Jean, un film d’action chevaleresque et de détente, "Le Bossu", tel a été le cachet 1960 de la fête de nos sympathiques chantres et musiciens.

1961

Tandis que chantres, musiciens et membres du Bagad célèbrent dignement leur patronne. une bonne nouvelle nous arrive de Paris, par la voie des ondes. En cette fête de Sainte Cécile. le compositeur Michel MAGNE et le récitant André MAURICE obtiennent le « Prix Colette » de l’Académie du Disque Français pour leur enregistrement de "La Passion" de Chartes Péguy, extraite du "Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc". On se souvient que ce microsillon fut enregistré aux orgues du Likès au cours du mois d’août 1960.

Et après !

A partir de 1961, la chronique devient muette. La fête de l’école du 8 décembre a regroupé beaucoup de manifestations dans un emploi du temps raccourci par l’arrivée des week-ends !

Mais la musique ne s’est pas tue. Au Likès, elle vit et y fait encore les beaux jours, même, et surtout, quand ils sont pluvieux.

Sainte Cécile continue d’inspirer les musiciens.

Publié le : mercredi 21 novembre 2012

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