CONSTRUCTIONS : Le Bâtiment Saint-Jean-Baptiste de la Salle, inauguré en 1952.

Un ancien Directeur du Likès, quand on lui parlait du bâtiment « Saint-Jean-Baptiste de la Salle », l’appelait volontiers « bâtiment Le Guellec ». Il ne songeait certes pas à élever son prédécesseur à la tête du Likès au même rang que le Saint Fondateur de l’Institution. Mais il voulait sans doute marquer l’engagement important de Frère Laurent Le Guellec dans cette modernisation du « Vieux Likès ».

Cette première construction, après la guerre 39-45, allait débuter le remplacement des nombreux locaux construits, pour la plupart, au 19ème siècle et que la fermeture de 1906 à 1919 et les deux guerres n’avaient pas permis d’entretenir correctement. [1]

JPEG - 95.5 koLe bâtiment Saint-Jean-Baptiste de la Salle (en bleu) vers 1955.

Les revues et palmarès de 1951 et 1952 contiennent des articles qui nous permettent de refaire l’histoire de la construction du bâtiment « E ».

Les Travaux de construction.

Le Likès n° 46 - Pâques 1951

C’était vers l’année 1872. L’effectif scolaire croissait considérablement. Il fallait obvier rapidement à l’insuffisance des locaux. Un bâtiment surgit, désigné sous le nom de Saint-Hubert. [2]

Il était bien entendu qu’il ne s’agissait là que du provisoire. N’empêche qu’il abrita plusieurs générations d’écoliers. Mais les vétérans en revenant au Likès, ne pourront plus contempler ce témoin du siècle précédent.

En Mars 1951, une équipe est arrivée sur les lieux et, en quelques jours, a fait table rase d’un passé fécond en souvenirs. Aujourd’hui - Jeudi Saint - l’on n’aperçoit plus que des pierres amoncelées au bas de la cour Saint-Joseph. Des camions s’approchent d’une grue déversant terre et débris de démolition qui seront transportés en haut de la prairie, ce qui permettra d’élargir la cour de la 3ème Division.

JPEG - 78.8 koPendant l’occupation allemande, la « ligne Siegfried » séparait la partie allemande, côté cour St Joseph, en haut, de la partie likésienne, côté vallée du Steïr, en bas.

JPEG - 76.4 koTravaux de démolition devant le bâtiment dit du « Scolasticat »

Sous peu, dans le ciel likésien, monteront de nouveaux murs attestant de la vitalité d’une école qui cherche à se mettre constamment au diapason du progrès…

JPEG - 90.8 koLe nouveau bâtiment enserre le bâtiment "St Joseph" qui sera démoli au milieu des annés 1960.

Le Likès n° 51 - septembre 1951

Commencés en Avril, les murs ont été achevés en Août et la façade Ouest surtout, qui domine la vallée du Steïr, a déjà belle allure avec ses quatre étages percés de larges baies. La charpente métallique étant posée, les travaux de toiture avancent rapidement.

Mais, pendant ce temps, l’aménagement intérieur ne chôme pas et de multiples équipes d’ouvriers s’affairent aux cloisons, aux fenêtres, à l’installation électrique. Il reste à faire les plâtres et les parquets.

JPEG - 60.3 koLe couloir du rez-de-chaussée avec, à droite, les locaux abritant actuellement les nouvelles salles de physique

La grande question souvent posée est de savoir si ce sera prêt pour le 1er Octobre. Il est certain que tout ne sera pas fini pour cette date, mais on espère qu’un certain nombre des nouveaux locaux seront disponibles.

A titre de curiosité, voici quelle en est la répartition prévue : rez-de-chaussée (côté Ouest) : 3ème Division, 1er et 2ème étages : 2ème Division, 3ème étage : salles de dessin (celle qui actuellement sert à cet usage étant transformée en dortoir).

Le Likès n° 52 - novembre 1951

C’est au Frère Auguste Le Person que revient l’honneur, avec la 2ème Technique A, d’inaugurer la bâtisse neuve ; honneur qui se paie, nous confie-t-il, par de multiples inconvénients dont le moindre n’est pas le trafic bruyant des divers chantiers qui s’affairent autour de la classe :
- L’entreprise René Joncour procède au crépissage des murs.
- Les plâtriers de M. Cariou font de longues journées pour avancer le plus vite possible le plafonnage.
- Les peintres de M. Guéguen étalent les premières teintes.
- La Maison Chabeaux complète l’installation électrique.
- Mais l’entreprise Péressini devra attendre les vacances de la Toussaint pour carreler, dans le goût élégant de nos réfectoires, le grand couloir de circulation.

Les caractéristiques du Bâtiment Saint-Jean-Baptiste de la Salle.

Palmarès 1951-1952

C’est une construction d’allure moderne mesurant 50 mètres de façade Ouest et comprenant rez-de-chaussée et 3 étages : construction solide, toute en pierre et béton percé de grandes baies (2 m. 80 x 2 m. 60). Des contreforts en pierres de taille placés de 8 en 8 mètres rompent la monotonie d’une façade unie.

JPEG - 95.4 koLe bâtiment « St Jean-Baptiste de la Salle » en mai 2005

11 classes 8 bureaux, 3 salles de dessin, des lavabos ont pu s’organiser dans ce nouveau bâtiment, dénommé bâtiment Saint-Jean-Baptiste de la Salle, la construction ayant commencé l’année du 3ème centenaire de la naissance du Saint Fondateur de l’Institut des Frères.

Le 4 mai 1952, jour de la bénédiction solennelle, par M. le vicaire général Bellec, directeur de l’Enseignement Secondaire du diocèse, le Très Honoré Frère Athanase-Émile, Supérieur Général des Frères, et le Cher Frère Adolphe-Marie, son Assistant pour la Bretagne, vinrent de Rome pour la circonstance.

Une foule nombreuse d’Amicalistes, d’amis de l’école, des parents d’élèves admirèrent l’ensemble et les détails de la construction : vastes halls d’entrée, spacieux couloirs de circulation à chaque étage, larges escaliers, au sol recouvert de carrelage ou de mosaïques. Les classes impressionnèrent par leurs dimensions (8 x 8,50 x 4,20) par leurs excellentes conditions d’aération, d’éclairement, d’insonorisation.

Les salles de dessin répondent aux exigences des salles bien conçues ; elles ont déjà reçu ou recevront dans quelques jours un mobilier spécialement étudié et construit dans nos ateliers...

Le revêtement « Cemetex » qui recouvre le parquet des classes et des bureaux semble devoir donner toute satisfaction.

Voici la distribution des nouveaux locaux :
- la 3ème Division reçut le rez-de-chaussée, avec cour nouvellement aménagée dans les jardins du tunnel,
- la 2ème Division (classes de Troisièmes et de Secondes) le 1er et le 2ème étages.
- Les salles de dessin, à l’étage supérieur, servent aux diverses classes étudiant le dessin technique.

Et voici qu’un escalier monumental garnit le fond de la cour Saint-Joseph, donnant accès à un cloître en belles pierres de taille, dans le même style que celui de la cour Sainte-Marie, avec lequel d’ailleurs il fera sa jonction cette année, quand le local occupé présentement par la 4ème Moderne aura été sacrifié.

JPEG - 62.3 koLe bas de la cour St Joseph en 1952

Les personnalités présentes à la Bénédiction des nouveaux bâtiments.

Le Likès n° 55 - mai 1952

Comme le dira finement, le soir, Monseigneur notre Évêque, un repas est une marque de sympathie qui nous vient des anciens âges. Peu à peu l’immense réfectoire se remplit, au gré des affinités. Pour ne pas déroger aux usages journalistiques, je citerai quelques personnalités de la table d’honneur ou d’ailleurs. Que tous les autres veuillent bien me pardonner.

Le T. H. F. Supérieur Général, le T. C. F. Adolphe Marie, assistant, le C. F. Clodoald, Visiteur de Bretagne, M. le chanoine Bellec, directeur de l’enseignement du second degré, M. Joseph Halléguen, député-maire de Quimper, M. Pinvidic, député-maire de Landivisiau, M. le chanoine Courtet, curé-archiprêtre de la Cathédrale, M. le Curé de Saint-Mathieu, M. le chanoine Cotten, supérieur du Grand Séminaire, le R. P. Supérieur Franciscain de Kermabeuzen, R. P. de la Villeglé, S. J., M. le chanoine Guéguen, doyen du Chapitre,

M. Bonthonneau, président diocésain de l’A.P.E.L., M. Jean Marchalot, président de l’Amicale, MM. Jean Damian, Etienne Le Grand, Corentin Le Bris, Jean Stervinou, Jean Gouiffès, Jean Le Goff, membres du Bureau, Yves Le Clech, président du Conseil d’administration de l’école, M. le docteur Jacquin, conseiller général,

MM. les abbés Orven et Craveur, aumôniers du Likès, M. l’abbé Le Gall, recteur de Gouézec, ancien aumônier, M. l’abbé Marzin, aumônier des Frères anciens, M, l’abbé Bothorel, recteur de Kerfeunteun, le C. F. Le Page, directeur des Frères anciens, M. l’abbé Trévidic, aumônier du Chapitre, ancien élève,

M. Hervé Nader, ancien député, M. Bozec, maire de Plonéis, M, Le Guennec, maire de Penhars, MM. Courtay, Branquec et Bernard, adjoints au maire de Quimper, MM. Georgelin et Sorlin, chefs de service au M.R.U., F. Berthou, pro-directeur des Frères anciens,

M. Larchaud architecte, Joncour, Cariou, Guégen, Feunteun, Le Grand, entrepreneurs, Perrissini, céramiste, Chabeaux, électricien, Freysselinard, sous-directeur à la coopérative de reconstruction de Landerneau,

F. André, directeur des œuvres du district, les Frères Directeurs de l’école Saint-Louis de Châteaulin et de l’école d’Odet, de la Congrégation de Lamennais, le F. Le Viavant, directeur de la Croix-Rouge, F. Guégan, directeur de Saint Joseph de Lorient, FF. Louis et Pengloan, directeurs de Saint Corentin et Saint Joseph.

A ce banquet, gloire du Cher Frère Hénaff, économe, le service est assuré par une trentaine d’accortes serveuses parmi lesquelles Mme Bothorel, maman du F. René, professeur aux Francs-Bourgeois de Paris, et Mme Dincuff, dont le fils, le F. Paul, enseigne à Toussiana…

Le discours du Frère Directeur

Le Likès n° 55 - mai 1952

Mon T. H. F. Supérieur Général,

C’est pour moi aujourd’hui une grande joie et un redoutable honneur de vous accueillir en Bretagne, au Likès. Parcourant en tous sens les continents, les océans et les airs, vous connaissez les paysages les plus féeriques dispersés par le Créateur sur notre planète ainsi que les réceptions les plus grandioses organisées par les Américains. Nous aimons beaucoup notre Bretagne et Quimper-Corentin, mais toutes les échelles de mesure sont ici plus modestes.

Cependant c’est avec un certain orgueil que je vous présente aujourd’hui cette assemblée où se concentrent toutes les activités et toutes les sympathies qui meuvent et soutiennent notre œuvre.

Notre œuvre avec ses mille élèves de dix à vingt ans, avec ses sections multiples et adaptées à toutes les formes d’intelligences, des plus spéculatives aux plus pratiques, avec le renom que lui valent cette adaptation aux besoins actuels, ses résultats même sportifs, et surtout l’esprit qui l’anime, la joie, le cœur, l’allant que nos jeunes savent mettre en toutes les activités, à l’atelier, en classe, au stade, à la chapelle, notre œuvre, proche du peuple, proche de son temps, dans la vraie ligne de saint Jean-Baptiste de la Salle, occupe aujourd’hui une certaine place au soleil.
D’aucuns prétendent que ce serait, en son genre, la plus importante de France.

Un très grand nombre de familles, M. T. H. Frère, sont venues ici. Beaucoup d’autres s’y ajouteront tout à l’heure, pour vous dire l’affection qu’elles ont pour cette œuvre, pour les religieux qui l’ont faite, pour ceux qui la continuent aujourd’hui, et, à travers eux, leur attachement profond pour l’institut des Frères des Écoles Chrétiennes et son très digne Supérieur Général.

L’Amicale des Anciens Élèves, à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir, est là aussi, en masses compactes, plutôt jeunes, car la génération de 1900 est de plus en plus clairsemée, et la nouvelle génération de 1920 n’a pas encore cinquante ans, fière du Likès de 1900, de 1920, de 1930, de 1940, plus fière encore du Likès de 1952, qui, grâce à eux, grâce à d’innombrables appuis, se rajeunit tous les jours.

N’est-ce pas ce rajeunissement qu’aujourd’hui vous êtes venu fêter avec nous, M. T. H. Frère, et vous aussi, T. C. Frère Assistant ? Et vous aussi, Mesdames et Messieurs, accourus si nombreux que l’on se croirait en Amérique.

Avec M. le Vicaire Général, remplaçant Son Exc. Mgr l’Évêque vous avez prié ce matin pour que des générations de jeunes respirent dans ces nouveaux bâtiments l’air vivifiant et chrétien que vous désirez pour leur formation. Vous souhaitez que cette école, ou cette cité scolaire , soit une Chrétienté où cohabitent en harmonie parfaite toutes les valeurs humaines et chrétiennes qui feront épanouir en vos enfants le type éternel de l’homme régénéré par le Christ et adapté à son temps.

Comme il est réconfortant, M. T. H. Frère, de voir et sentir ici toutes les autorités constituées unies à cette prière et à cette vibration des cœurs ! Maison épiscopale, Vénérable Chapitre, Clergé paroissial, Ordres religieux, Parlementaires, Conseillers Généraux, Conseils Municipaux… tous sont venus dire au Likès leur confiance et leur dévouement à votre Révérendissime personne leurs très respectueux sentiments.

Bien souvent je leur demande conseil, service et appui ; je suis très heureux aujourd’hui de leur dire toute ma reconnaissance, et je voudrais qu’ils sentent à cette réunion le réconfort qui nous vient de leur appui, de leur sympathie et de leur dévouement,
Tous sont gens très positifs et très pratiques, préférant l’action et les résultats aux paroles, disposés à apprécier mon petit discours dans la mesure où il sera bref ; mais peut-être ont-ils oublié - la main gauche ignorant ce que fait la main droite - la part qu’ils ont eue dans la préparation de cette journée.

Un projet difficile à concrétiser

En 1950, nous jouissions depuis un an du beau préau dessiné en 1948 par M. Lachaud et exécuté par M. Joncour. L’achat de Kerozer et des aménagements en 1949 nous avaient valu des agrandissements importants.

Mais les élèves affluaient, on s’écrasait aux ateliers, des dépenses continuelles étaient engagées pour l’entretien de locaux insalubres malheureusement indispensables. Il fallait en sortir et à chaque service donner un raisonnable espace vital. M. Lachaud se remit au travail et couvrit de grandes feuilles de façades majestueuses. Les avant-projets partirent pour Rome et... en revinrent sans le « nihil obstat » requis. Nos ambitions semblaient déraisonnables.

Et de temps en temps, M. Lachaud me rappelait « le grand projet » qui dormait au fond du tiroir... condamné pour une durée illimitée. Mais la Providence veillait et mûrissait aussi ses plans. Par une visite, inattendue de M. le chanoine Hélou, secrétaire général de l’Evêché, certain jour de l’été 1950, elle me fit, entendre qu’elle nous voulait du bien.

Il s’agissait d’une grosse affaire pour laquelle M. le Chanoine s’était battu avec toute la courtoisie qu’on connaît. Contre qui ?... le dirai-je ?
Contre le Syndicat des hôteliers,
Contre l’office du Tourisme (eh oui, M. Jacquin, il s’agissait de rayer définitivement un bel hôtel de la carte de la presqu’île).
Contre la Délégation départementale du M.R.U., à juste titre très attachée à la résurrection de Brest.
Contre d’autres puissances encore, toutes infiniment respectables.

Enfin la victoire était totale, sans restriction.
Que faire du lourd butin ?...

Ancien Élève de la Croix-Rouge, M. le Chanoine pensa à sa bonne vieille école si exiguë et si pauvre. Mais le C. F. Directeur se trouva précisément trop pauvre pour accepter le cadeau. J’ai commis cette folie d’accepter en comptant sur la Providence. Elle ne m’a pas manqué : j’ai trouvé partout beaucoup de compréhension, quelques difficultés aussi et plus de travail que je n’en pouvais prévoir.

Combien de fois ai-je importuné Messieurs les Chefs de service, place de la Fraternité ! Il m’eut été très agréable de recevoir et remercier aujourd’hui tous ceux qui avec tant d’amical dévouement m’ont conseillé et aidé dans la mesure même de leur haute conscience professionnelle. Seuls M. Sorlin et M. Georgelin ont pu répondre à mon invitation ; ils seront assez aimables pour dire à leurs collègues la reconnaissance de tout le Likès.

Aussitôt les plans approuvés, M. Mazé m’avait octroyé dix millions et tout aussitôt le chantier fut ouvert. Cela sentait la joie du printemps naissant. Hélas ! Je devins vite, un malheureux nouveau riche. Que faire de titres strictement personnels et incessibles, absolument contraires à mes vœux religieux ?

Je pensai que tout problème trouve une solution à Paris, la grande capitale ; j’y usai mes semelles pendant la grève des transports, absolument en vain. Mes conseillers habituels de Brest, cette fois, se déclarèrent incompétents aussi.

La Providence cependant m’attendait dans les baraquements de la place de la Fraternité. M. Raoul, père de l’un de nos élèves, m’y trouva sans doute un peu soucieux et nerveux. Vous devriez aller à Landerneau, me dit-il. Une découverte !

Guidé par son esprit d’observation et son sens infaillible des besoins du moment, M. de Guébriant venait de mettre sur pied, un nouvel organisme de son œuvre colossale, une coopérative de construction. Ma demande d’adhésion, malgré quelques sérieuses difficultés fut aussitôt agréée. Je ne saurai trop en remercier M. le Président, M. le Directeur et son adjoint, M. Freysselinard.

La réalisation

Ce fut désormais un enchantement de voir monter les murs, les robustes contreforts et les élégants cintres ; de saluer l’arrivée successive des corps de métier : terrassiers et tailleurs de pierre, maçons et coffreurs, menuisiers et charpentiers, couvreurs et plâtriers, électriciens et plombiers, vitriers, peintres et carreleurs. Vraie fourmilière harmonieuse où certains jours se coudoyèrent cent ouvriers sans nullement se gêner, grâce à une parfaite organisation et une entente cordiale.

JPEG - 95.3 koLa jonction entre le bâtiment « St Jean-Baptiste de la Salle » et la Chapelle du Noviciat

JPEG - 107.7 koLe parc donnant sur la vallée du Steïr en avril 2007. On remarque les changements réalisés sur la chapelle vers 1960.

Dès le 1er Octobre, la fourmilière s’accrut d’ailleurs considérablement quatre classes aux plâtres encore humides étant occupées à la rentrée.

L’œuvre aujourd’hui achevée est simple, pratique, majestueuse, alliance parfaite des techniques modernes et du goût artistique le plus éprouvé.

Au nom de S. Exc. Mgr l’Évêque vous lui avez donné, M. le Vicaire Général, la bénédiction de Dieu. Vous nous avez fait l’honneur, M. T. H. Frère Supérieur, de venir, au nom du Saint Fondateur, au nom de l’Institut que vous personnifiez si dignement, en faire l’inauguration officielle.

En souvenir de cette visite et pour rappeler l’année du Tricentenaire, l’aile neuve s’appellera l’aile Saint-Jean-Baptiste de la Salle. Le buste du Saint, ornant l’entrée, conseillera paternellement les Maîtres et enseignera aux Jeunes gens le travail, la prière et la générosité.

En finissant ce trop long discours, M. T. H. Frère, permettez-moi, au nom des Maîtres dont le travail se trouve facilité, au nom des élèves qui se sentent entourés de sympathie, de dévouement et de beauté, de dire le plus cordial merci à tous ceux qui par leur intelligence, leur travail, leur cœur, leur aide matérielle et morale ont contribué à mettre au service de l’Enseignement chrétien ces beaux instruments de travail.

Saint Paul nous dit : « Quoi que vous fassiez même en mangeant et en buvant, faites-le pour la gloire de Dieu » ; et l’Écriture ajoute ailleurs « La gloire de Dieu, c’est l’Homme vivant. »
Je lève donc mon verre à la gloire de Dieu procurée par tous les hommes vraiment vivant - vivant de corps et surtout vivant d’âme - qui sortent et qui sortiront de ce vieux et toujours jeune Likès.

Notes

[1Actuellement, en 2013, à garder, à peu près, le même aspect extérieur, il ne reste plus que les deux chapelles !

[2Il s’agit, en réalité, des prolongements du bâtiment Saint Hubert, remplacé, lui, par le bâtiment Saint Joseph, en 1929.

Publié le : mardi 22 janvier 2013

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